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BDK : ce qu'AMELI exige vraiment (et combien ça te coûte de ne pas le faire)

Le bilan diagnostic kinésithérapique est obligatoire, rémunéré 23,65€ et protège ton exercice. Pourtant, la majorité des kinés n'en facturent qu'une fraction. Voici ce que dit AMELI — et ce que ça te coûte.

Equipe Kadu
· · 4 min read

Tu fais tes bilans ?

Vraiment tous ?

Parce que si tu es comme la majorité des kinés libéraux, tu en sautes probablement la moitié. Pas par négligence. Par manque de temps.

Le problème, c'est que chaque bilan que tu ne fais pas, c'est trois choses que tu perds : de l'argent, de la protection juridique, et de la qualité clinique.

On va regarder ensemble ce qu'AMELI exige vraiment sur le bilan diagnostic kinésithérapique — et surtout combien ça te coûte de ne pas le faire.


Le BDK, c'est quoi exactement ?

Le bilan diagnostic kinésithérapique (BDK) est un acte codifié, rémunéré, et obligatoire depuis 1996 (décret n°96-879 du 8 octobre 1996, codifié à l'article R. 4321-2 du Code de la santé publique).

C'est pas un bonus. C'est pas un "nice to have". C'est une obligation légale.

Concrètement, un BDK structuré contient quatre parties :

1. L'anamnèse — Histoire de la maladie, motif de consultation, antécédents.

2. L'examen clinique — Bilans chiffrés : douleur, articulaire, musculaire, fonctionnel.

3. Le diagnostic kinésithérapique — Synthèse des déficiences et limitations d'activité identifiées.

4. Le projet thérapeutique — Objectifs, choix des techniques, plan de traitement personnalisé.

La HAS et le CNOMK n'imposent pas un formulaire figé. Ce qu'ils exigent, c'est une méthodologie clinique rigoureuse. La forme est libre, le fond ne l'est pas.


Combien ça rapporte, un BDK ?

Voilà les tarifs conventionnels officiels (source : ameli.fr) :

BDK rééducation fonctionnelle (chapitres II et III NGAP) : cotation AMK 10.7 = 23,65€

BDK neurologie/affections musculaires : cotation AMK 10.8 = 23,87€

Deux règles essentielles à retenir :

Règle 1 : Tu peux facturer le BDK dès la première séance, quel que soit le nombre de séances prescrites.

Règle 2 : Le BDK se refacture ensuite à la 30e séance, puis toutes les 20 séances (rééducation fonctionnelle) — ou à la 60e séance, puis toutes les 50 séances (neurologie).

Règle 3 : Le BDK se facture séparément des séances de rééducation. C'est un acte distinct.


Faisons le calcul : combien tu laisses sur la table ?

Prenons un kiné libéral classique :

  • 20 patients par jour
  • 5 jours par semaine
  • Environ 20% des patients nécessitent un BDK (premier bilan ou renouvellement)
  • Ça fait 20 BDK facturables par semaine

À 23,65€ par BDK, ça représente 473€ par semaine. Soit environ 22 000€ par an.

Maintenant, soyons honnêtes. Personne ne facture 20 BDK par semaine. C'est irréaliste avec un bilan qui prend 20 à 30 minutes à rédiger manuellement.

Mais si tu n'en fais que 5 par semaine au lieu de 20 ?

Tu laisses 15 × 23,65€ × 47 semaines = 16 673€ par an sur la table.

Seize mille euros. Chaque année. Parce que tu n'as pas le temps de rédiger tes bilans.

Même en étant conservateur — disons que tu rates seulement 5 BDK par semaine — ça fait encore 5 557€ par an de manque à gagner.

Le problème n'est pas que tu ne sais pas faire tes bilans. Le problème, c'est que ça prend trop de temps.


L'angle que personne ne regarde : ta protection juridique

Au-delà de l'argent, il y a un enjeu que beaucoup de kinés sous-estiment.

Le BDK est le seul document officiel qui prouve ta prise en charge. C'est ton bouclier en cas de litige, de contrôle de l'Assurance Maladie, ou de contestation d'un patient.

Pas de BDK = pas de preuve que tu as évalué le patient, posé un diagnostic kiné, et défini un projet thérapeutique adapté.

AMELI le dit clairement : le BDK "permet au masseur-kinésithérapeute de rassembler tous les éléments relatifs à la description du protocole thérapeutique et ainsi de se protéger en cas de contestation du traitement."

Autrement dit : si un jour ça tourne mal avec un patient ou un contrôle, ton BDK est ta seule défense. Et si tu n'en as pas, tu es à nu.


L'envoi au prescripteur : aussi une obligation

Autre point qu'AMELI précise et que beaucoup de kinés négligent : le compte rendu au médecin prescripteur.

Tu dois envoyer un compte rendu de ton BDK au médecin prescripteur dès le début du traitement. Pas à la fin. Pas "quand tu as le temps". Dès le début.

C'est une obligation conventionnelle. Et c'est aussi un acte de communication professionnelle qui renforce ta crédibilité auprès du médecin et facilite le suivi coordonné du patient.


Récapitulons : ce que dit AMELI en 5 points

1. Le BDK est obligatoire depuis 1996 (art. R. 4321-2 du CSP).

2. Il est facturable dès la 1ère séance, séparément : 23,65€ (AMK 10.7) en rééducation fonctionnelle.

3. Il se refacture à la 30e séance, puis toutes les 20 séances.

4. C'est ton seul document de protection juridique en cas de litige.

5. Le compte rendu au prescripteur est obligatoire dès le début du traitement.

Pour consulter le détail complet, voici la page officielle AMELI dédiée au BDK : Le bilan diagnostic kinésithérapique sur ameli.fr


Et si le temps n'était plus le problème ?

Le fond du sujet, ce n'est pas que les kinés ne veulent pas faire leurs BDK. C'est qu'un bilan structuré prend 20 à 30 minutes à rédiger à la main — entre les patients, la facturation, et le reste de l'admin.

C'est pour ça qu'on a créé Kadu : un assistant IA qui transforme ta dictée vocale en BDK structuré, conforme HAS, en quelques minutes. Tu parles, il rédige. Tu relis, tu valides, tu envoies le compte rendu au prescripteur.

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Sources : ameli.fr — Bilan diagnostic kinésithérapique · Article R. 4321-2 du Code de la santé publique · Décret n°96-879 du 8 octobre 1996

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Auteur

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